Manifestation à Paris : la justice valide le parcours de République à Nation

Le tribunal administratif a rejeté le recours de l’intersyndicale contre le parcours fixé par la préfecture pour la manifestation de jeudi à Paris.

La manifestation parisienne de jeudi empruntera le boulevard Voltaire entre les places de la République et de la Nation. La justice a validé mercredi soir cet itinéraire proposé par la préfecture de police, en rejetant le recours de l’intersyndicale. Le cortège pourra se tenir de 14 heures à 19 heures, selon l’arrêté préfectoral. Cette décision tranche le désaccord entre les organisations syndicales et les autorités sur le chemin que devait suivre la mobilisation dans la capitale.

Les syndicats souhaitaient initialement défiler entre les places de la Bastille et de la Concorde. La préfecture de police a interdit ce tracé en invoquant des risques pour l’ordre public, avant de proposer une autre liaison entre République et Nation. Elle indique également tenir compte des décisions de la justice administrative, suivant les instructions du ministre de l’Intérieur. Les personnes qui souhaitent manifester sont invitées par la préfecture à rejoindre le parcours qu’elle présente comme validé et sécurisé.

L’intersyndicale avait saisi le tribunal administratif pour contester le changement d’itinéraire et obtenir la possibilité de suivre le trajet initial. Plus tôt dans la journée, la secrétaire générale de la CFDT, Marylise Léon, avait dénoncé les restrictions imposées aux cortèges dans plusieurs grandes villes. Elle reprochait aux autorités de proposer des trajets éloignés des lieux symboliques du pouvoir et des principales artères commerciales. Elle avait aussi critiqué les changements tardifs de parcours lors des précédentes mobilisations.

La journée de grèves et de manifestations est organisée à l’appel de la CGT, de la CFDT, de FO, de l’UNSA et de la FSU. Les syndicats réclament notamment des hausses de rémunérations, une revalorisation des pensions et davantage de moyens pour les services publics. Des appels à la grève concernent les cheminots, des enseignants et la fonction publique. Des mouvements sont aussi annoncés à La Poste et dans les télécommunications, tandis que des perturbations ferroviaires sont redoutées.

Sur le plan de la sécurité, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a annoncé un dispositif identique à celui du 31 octobre : 70 000 policiers et gendarmes seront mobilisés sur le territoire, avec des drones et des hélicoptères. Il a demandé aux préfets une vigilance accrue et évoqué notamment des restrictions de manifestation et des contrôles renforcés. L’ampleur exacte des perturbations liées à la mobilisation reste à préciser, selon les éléments disponibles avant cette journée.

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