BFMTV : Fabien Namias défend Sonia Mabrouk sans trancher sur une sanction

Le directeur général de BFMTV tente d’apaiser les tensions après les propos d’Igor Sahiri sur Sonia Mabrouk, sans préciser si le journaliste sera sanctionné.

Après une semaine de tensions dans la rédaction de BFMTV, son directeur général Fabien Namias a pris la parole vendredi dans Le Parisien. Il soutient Sonia Mabrouk, visée en interne dans un climat de controverses éditoriales, et refuse de lui imputer les attaques contre la chaîne. Le dirigeant ne dit toutefois pas si Igor Sahiri sera sanctionné, alors que la présentatrice aurait demandé une mesure contre son collègue. La direction cherche désormais à apaiser ce conflit.

Le différend a éclaté après le passage d’Igor Sahiri dans l’émission Quotidien, sur TMC. Le grand reporter y avait associé sa consœur à une partie de la haine visant BFMTV. Sonia Mabrouk, arrivée sur la chaîne à la rentrée, a été profondément choquée par ces propos. D’après plusieurs médias, elle aurait envisagé de quitter la chaîne si la direction ne prenait aucune mesure contre lui. Cette demande présumée reste sans réponse publique précise de Fabien Namias.

Igor Sahiri a depuis cherché à désamorcer la polémique. Il assure que ses paroles ont été mal comprises et affirme ne jamais avoir réclamé le départ de Sonia Mabrouk. La Société des journalistes de BFMTV lui a apporté son soutien face aux attaques dont il fait l’objet. Elle salue son témoignage sur les difficultés que rencontrent les reporters lorsqu’ils travaillent sur le terrain, au moment où leur direction dit vouloir les défendre face à une hostilité croissante.

Au-delà de ce différend, Fabien Namias répond aux interrogations sur l’orientation de BFMTV. Il conteste l’idée d’un virage à droite et réaffirme l’indépendance éditoriale de la chaîne. Selon lui, celle-ci s’adresse à l’ensemble du public français depuis vingt ans, dans la diversité de ses sensibilités et de ses parcours. Plus de 200 journalistes ont demandé des mesures pour préserver son image et sa crédibilité. Pour apaiser les tensions, la chaîne prévoit une cellule chargée des invités politiques et un baromètre mensuel du pluralisme.

Ces initiatives doivent être mises en place sans changement de ligne éditoriale, selon les éléments communiqués par la chaîne. Elles répondent aux préoccupations exprimées dans la rédaction, mais ne règlent pas publiquement la question d’une éventuelle sanction contre Igor Sahiri. Le refus de Fabien Namias de se prononcer laisse également sans confirmation la suite réservée à la demande prêtée à Sonia Mabrouk. Les propos du journaliste dans Quotidien et les réactions qu’ils ont suscitées restent au cœur de la crise.

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