Benjamin Millepied critiqué pour sa montre après ses propos sur les coupes culturelles
Le chorégraphe a dénoncé les réductions de crédits dans la culture. Sur les réseaux sociaux, sa montre de luxe a suscité des critiques sur ses demandes de financement public.
Benjamin Millepied se retrouve au centre d’une polémique sur les réseaux sociaux après avoir exprimé sa consternation devant les réductions budgétaires touchant la culture. Interrogé dans le contexte de la crise sociale et des mobilisations de la jeunesse, le chorégraphe a vu ses propos rapprochés de la montre qu’il portait. Cet accessoire de luxe a nourri des critiques visant la légitimité de ses demandes de moyens publics. L’ancien directeur de la danse de l’Opéra de Paris est notamment pris à partie par Charles Consigny.
Sur X, l’avocat et chroniqueur a mis en doute la cohérence d’une demande accrue d’argent public émanant d’un artiste muni, selon lui, d’une montre valant plus de 250.000 euros. Il a associé cette situation à ce qu’il qualifie de gauche caviar, tout en visant l’interview diffusée sur le service public. D’autres réactions en ligne ont tourné en dérision le contraste entre les difficultés évoquées dans le secteur culturel et le port d’un objet de luxe.
La montre portée par le chorégraphe semble être une Richard Mille RM 010 Automatic. Ce modèle se distingue notamment par un boîtier en forme de tonneau et un cadran squelette. Il n’est plus fabriqué et certaines de ses versions s’échangent autour de 150.000 euros sur le marché de l’occasion. Richard Mille entretient par ailleurs une relation professionnelle avec Benjamin Millepied : la marque est partenaire de Paris Dance Project, association cofondée et dirigée artistiquement par le chorégraphe.
Ancien danseur étoile du New York City Ballet, Benjamin Millepied a dirigé la danse à l’Opéra national de Paris après sa nomination en 2014, avant de quitter ce poste en 2016. Il est aussi directeur artistique de L.A. Dance Project, compagnie qu’il a cofondée en 2012. À Paris Dance Project, il participe à une structure qui vise notamment à rendre la danse plus accessible. Il a également signé les chorégraphies du film Black Swan, avec Natalie Portman.
Plusieurs éléments de la controverse restent toutefois à distinguer. L’identification de la montre est présentée comme probable, et non comme certaine ; le montant avancé par Charles Consigny ne constitue pas une estimation confirmée de l’exemplaire porté. Le prix observé pour certaines versions d’occasion ne permet pas non plus d’en établir la valeur exacte. Enfin, les documents ne chiffrent pas les financements publics perçus par Benjamin Millepied ou ses structures, malgré des interrogations formulées sur les réseaux sociaux.