Alertes à la bombe : deux vols déroutés et plusieurs avions escortés

Au moins douze vols européens ont été visés jeudi matin par des alertes à la bombe. Un avion a été dérouté vers Évreux et un autre vers Vienne.

Au moins douze vols européens ont fait l’objet d’alertes à la bombe jeudi matin, selon les autorités et les compagnies aériennes. Plusieurs appareils ont été accompagnés par des avions de chasse et deux ont dû changer de destination. Parmi eux, un vol Aer Lingus reliant Dublin à Rome a été dirigé vers Évreux, dans l’Eure. Un appareil Wizz Air parti de Milan pour Varsovie s’est, lui, posé à Vienne, en Autriche, pour des contrôles de sécurité.

L’Airbus A320 d’Aer Lingus transportait 151 passagers et six membres d’équipage. Au-dessus de la France, ses pilotes ont activé le code d’urgence 7700, qui signale un besoin d’assistance immédiate. Un Rafale, puis un Mirage 2000-5 français ont été mobilisés pour intercepter et escorter l’avion. Celui-ci s’est posé sans encombre sur la base aérienne 105 d’Évreux, peu après 10 heures. Les occupants ont été mis en sécurité et des démineurs sont intervenus à bord.

Un autre avion à destination de Rome, exploité par Finnair, a également été concerné. Parti d’Helsinki, il a été escorté par des chasseurs italiens avant d’atterrir normalement à l’aéroport de Fiumicino, vers 9 h 30. Des contrôles étaient ensuite prévus. Pour le vol Wizz Air dérouté à Vienne, la compagnie a indiqué avoir appliqué ses procédures habituelles de sécurité, en mettant l’accent sur la protection des passagers et des membres d’équipage.

Ces incidents s’inscrivent dans une série de menaces visant des vols européens. Mardi, une dizaine de liaisons commerciales avaient déjà fait l’objet d’alertes qui se sont révélées fausses, selon les autorités des pays concernés. Des appareils reliant Dublin et Lisbonne à Rome figuraient parmi les vols visés. Un avion Ryanair venant de Dublin avait été escorté jusqu’à Fiumicino par des chasseurs italiens. Les inspections menées sur ces appareils n’avaient mis au jour aucun explosif.

À Évreux, le parquet a ouvert une enquête sur les circonstances du déroutement. Selon le procureur Rémi Coutin, le commandant de bord aurait d’abord refusé de se poser sur la base militaire, préférant un aéroport civil. Il doit être entendu en audition libre ; une garde à vue n’est pas exclue selon les éléments recueillis. L’origine et les circonstances de l’alerte n’ont pas été précisées. Aer Lingus cherche par ailleurs à réacheminer les voyageurs vers Rome.

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