Alertes à la bombe : quatre avions visés en France, une enquête ouverte

Quatre appareils survolant la France ont été visés par des menaces ce matin. Ils ont atterri sans incident et Matignon annonce une enquête.

Quatre avions qui survolaient le territoire français ont fait l’objet de nouvelles alertes à la bombe ce matin, dans une série de menaces qui perturbe le trafic aérien européen. Tous ont pu se poser sans incident. Des contrôles de sécurité ont ensuite été engagés immédiatement afin de rechercher d’éventuels explosifs. Matignon a confirmé l’ouverture d’une enquête dont le but est de déterminer l’origine de ces menaces, signalées depuis plusieurs jours dans plusieurs pays européens.

Selon une source informée du dossier, trois des appareils concernés ont atterri à Orly, tandis que le quatrième s’est posé à Bordeaux. Les vérifications ont été engagées après leur arrivée au sol. Ces quatre nouvelles alertes surviennent au lendemain d’une journée durant laquelle près de trente vols avaient été concernés par des menaces similaires. La série de signalements s’étend ainsi sur plusieurs journées et touche des avions circulant dans différents pays du continent.

Jeudi, un Airbus A320 d’Aer Lingus assurant la liaison entre Dublin et Rome avait été dérouté vers la base aérienne d’Évreux, en Normandie. L’appareil de la compagnie irlandaise transportait 157 personnes. Des avions de chasse français avaient été mobilisés pour l’escorter jusqu’à son atterrissage. Les inspections menées après son arrivée n’avaient révélé aucun explosif à bord. Cet épisode figure parmi les alertes recensées la veille des quatre nouveaux cas survenus au-dessus de la France.

Les perturbations ont aussi concerné l’Italie, l’Autriche, la Bulgarie, la Pologne, l’Espagne et la République tchèque. Elles se sont traduites par des déroutements, des retards et des interventions militaires. Vendredi, les autorités aéroportuaires tchèques ont fait état d’au moins huit nouveaux vols menacés au départ ou à destination de Prague. Certaines alertes ont été envoyées par courrier électronique à des compagnies aériennes ainsi qu’à des gestionnaires d’aéroports, ce qui laisse ouverte la possibilité d’actions coordonnées.

L’origine des menaces et les liens éventuels entre les incidents restent toutefois à établir. En Italie, un message a été transmis au nom d’un mouvement extrémiste russe, sans que son authenticité soit établie ni qu’une revendication soit confirmée. Les enquêteurs cherchent à savoir si les alertes sont liées ou si elles résultent d’initiatives distinctes, éventuellement encouragées par les premiers signalements. Pour les quatre appareils visés en France ce matin, des inspections ont été engagées.

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